Aujourd'hui dimanche 29 Juin 2008.
A Milan, il fait chaud. Je pense à toi. Ca n'a aucun lien direct. Peu importe. J'ai toujours rever de faire irruption ici, venir au plus pres de ton univers pour te conter combien je t'aime et tu es importante pour moi. C'est étrange maintenant que j'y suis, les mots me manquent. J'en suis navrée, crois le bien. Oui parcequ'à force, les je t'aime et tu me manques deviennent parfois vains. Il me faudrait en trouver d'autres mots. Mais là est toute la difficulté. Les mots. J'aimerais avoir ces mots qui te ferraient sourire, qui te ferraient rire presque malgre toi, devant un écran qui ne reflete pas grand chose au fond, si ce n'est notre propre reflet qui est si génant, quand on veut lire les autres. J'aimerais pouvoir te conseiller les meilleures choses pour toi, mais je ne le peux pas, je ne peux que donner mon avis qui est parfois si futile. Comme il me plait de partager à nouveau toutes ces choses avec toi. Comme il me plairait de t'avoir avec moi, un peu, non pas trop longtemps, juste pour pouvoir dire que je t'ai approché et que l'on a pu partager plus que des mots. Il me plairait de croiser ton regard, une fois. De te voir bouger, comme cette unique fois ou tu avais mis la web cam et que je t'ai répondu, mais Marion, tu bouges :) ça m'avait fait rire (un peu malgré moi). J'aimerais encore pouvoir te consoler et te transmettre cette épanouissement necessaire à une vie heureuse. Mais je me dis, c'est bien normal qu' il te faut traverser aussi un peu les choses toute seule, parceque c'est comme cela que l'on grandit...
Comme je m'en veux de ne pas trouver Les Mots juste. J'aimerais t'en écrire des pages et des pages pour te montrer combien tu m'es chere et importante. Tu comprendras sans doute tous ces emails et cet article et ces conversations comme une joie véritablement sincere de t'avoir dans les parages. Quand tu t'es éloignée j'ai eu du mal au début, et puis on finit par se convaincre que c'est pour ton bien. On essait de s'anestesier pour ne pas souffrir. Ca marche un temps, mais on se rend compte que l'on a besoin de celui qui l'on s'est coupé sans faire expres. Tu sais que je ne t'en tiens pas rigueur, tu sais combien je te comprend et combien je partage tout ça. J'aime à te lire (et non te voir, comme c'est dommage) heureuse, à sentir dans le choix de tes mots, que tout va bien, que tu profites, que tu es en paix, que tu t'amuses comme il le faut. Ce n'etait pas grand chose, ca n'exprimera qu'a moitié (et encore au quart) de ce que je ressend et de ce que je voudrais te transmettre...Je fais irruption ici, ce n'est pas tres elegant j'espere que tu ne m'en tiendras pas rigueur. Les études, à nos ages et une des priorités pour pouvoir s'épanouir. S'épanouir Marion, c'est la mot clé. Tu l'as trouvé pour moi, j'espere que tu le trouveras pour toi, ce mot, cette sensation. Que tu arriveras à conjuguer toutes ces choses si importantes, les amis, les vrais et les plus lointains, les etudes, et cette famille qui te fait parfois enrager. Elle aussi est importante. Elle aussi. Il faut faire des efforts pour que tous les engrenages se mettent en place correctement, c'est dur, je sais, mais souries, souries à la vie et à tous ces evenements qu'ils soient bons ou moins bons, ils permettent tous de s'épanouir, de grandir et de devenir quelqu'un.
Un jour quand je serai plus vieille, je pourrais dire à mes enfants, mais si c'est vrai ! Cette grande journaliste, je l'ai connu, je la connais, c'est Marion.
Elle n'a pas changé, toujours cette force de caractere, cet amour pour les autres, elle a réussi ce qu'elle voulait et c'est le principal...
C'est la même en mieux, elle s'est épanouie.